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Claire, New Yorkaise et photographe de mariage

Claire, New Yorkaise et photographe de mariage

Claire au Maroc

Claire n’est pas n’importe quelle photographe de mariage.
Elle est notre photographe de mariage, celle qui a permis notre rencontre à Monique et moi.

Nous l’avons connue en 2011, à l’époque où Claire terminait tout juste ses études et partait s’installer à New York pour se lancer dans la photographie de mariage.

Je suis tout de suite tombée amoureuse de ses photos et de son style. Loin, très loin des clichés traditionnels que l’on pouvait encore voir à ce moment-là. Elle proposait une ambiance lifestyle, des photos non posées, cools, en capturant des moments magiques presque à l’insu des couples qu’elle photographiait.

Le hasard (ou le destin) a voulu que quelques mois plus tard, mon amoureux se décide à poser le genou à terre. Entre temps, Claire et moi nous étions rapprochées et la question du photographe pour le grand jour ne se posait plus vraiment. La même année, Monique se faisait passer la bague au doigt dans sa ferme près d’Angers… Un moment magique que Claire avait capturé.

Mais revenons-en à la photographe. Cette jeune Américaine a shooté ses tous premiers mariages en France puis a continué à parcourir le globe : Espagne, Italie, Royaume-Uni, Maroc, Pologne, Islande, Croatie et les Etats-unis, bien sûr. Et elle ne compte pas s’arrêter là.
Son rêve ? Photographier un mariage dans un parc national en Tanzanie entourée d’animaux sauvages.

Cecilia et Dario, Dubrovnik, Croatie

Qui est ton mentor en photographie?

Honnêtement, je ne suis pas le monde de la photographie de près. C’est une profession à dominante masculine, et je ne suis pas particulièrement intéressée par tous les hommes photographes considérés comme les “meilleurs” dans l’industrie du mariage, plus centrée sur les femmes. Ce sont mes amies entrepreneuses, dans toutes les disciplines créatives, que je considère comme mes mentors, qu’elles soient chefs, actrices, designers, musiciennes…  Je les connais personnellement, je connais les défis qu’elles relèvent tous les jours, leur motivation, leur talent.

Comment t’es-tu lancée dans la photographie de mariage?

Pendant mes études, en 2010, j’ai posté sur internet des photos de mes copines dansant et virevoltant dans la forêt de Flagstaff (Arizona). A chaque fois que quelqu’un partageait mon travail, j’envoyais un mot de remerciement. Par le plus grand des hasards, l’une de ces personnes était une blogueuse française (Eléonore Bridge, ndlr) qui lançait son site autour du mariage : Un Beau Jour.

Elle m’a demandé si j’avais des mariages qu’elle pourrait mettre en avant… J’ai donc mis en scène un faux mariage dans la forêt de pins de Ponderosa et je lui ai envoyé les photos sans aucune explication, en espérant que personne ne poserait de questions. Elle a eu la gentillesse d’en faire un post et du jour au lendemain, j’étais devenue une photographe de mariage, internationale et disponible pour travailler en France !

Taylor et Adam, Palm Springs, Californie

Quel a été ton plus grand moment de fierté depuis que tu exerces ce métier ?

Ma première parution dans “Brides” magazine fut un beau moment. Mais j’avoue être  particulièrement fière d’avoir réussi à m’en sortir après quelques années difficiles, à la fois au niveau carrière et au niveau personnel. Je n’étais pas sûre d’arriver à nouveau à vivre de ma profession de photographe, et pourtant c’est ce qui arrive.

As-tu des conseils pour les futurs mariés à la recherche d’un(e) photographe?

À part les alliances et votre fiancé(e), la seule chose qui restera à vie de votre mariage est votre album photo. Choisissez un photographe parce que vous aimez son travail et non parce que ses tarifs vous semblent plus avantageux. Les dragées et la petite déco supplémentaires sont-ils vraiment indispensables? C’est un budget qui pourrait être destiné à la photographie de votre mariage – pour que vous ayez de belles photos que vous garderez toujours.
Ah, et engagez un(e) photographe avec qui le feeling passe bien… parce que vous partagerez des moments intimes.

Est-ce que les réseaux sociaux et ta communauté jouent un rôle important dans ton business?

Les amis de mes anciens clients me contactent très souvent sur Instagram ou Facebook. Je pense que de nos jours, il est presque impossible de lancer un business sans Instagram. Je contribue aussi à quelques blogs et magazines – Brides Magazine et Bridal Musings, par exemple – et cela m’apporte beaucoup de clients.

Est-ce que tu aimes être New Yorkaise?

Oh OUI! Malgré toutes les difficultés et les piles de neige boueuses l’hiver, je suis fière d’être new yorkaise. On est résistants, on aime la diversité… et survivre dans cette ville qui ne pardonne pas grand chose est une réussite en elle-même. J’adore le fait que mes soirées ne se ressemblent jamais: je peux tomber sur des amis, voir un stand-up, écouter de la musique live, manger dans n’importe quel restaurant. On a beaucoup de chance ici.

Anna et Zahlen, Désert d’Agafay, Maroc

 

Quel est ton resto préféré à New York?

Uncle Boons, un resto thai dans le quartier de Nolita.
La Superior pour leurs tacos à Williamsburg (Brooklyn).

Et ta boutique préférée?

Frankie et Reformation dans le quartier du Lower East Side. A Williamsburg, je dirais Awoke Vintage, Stella Dallas et 10 Foot Single.

Quel est ton endroit préféré sur terre?

Big Island, à Hawaii. Il n’y aucun autre endroit sur terre aussi beau et aussi sauvage (à ma connaissance).

Qu’est-ce qui te rend heureuse?

Voyager et me retrouver dans la Nature, la vraie, celle qui semble sauvage. J’ai grandi sur la côte Nord Ouest du Pacifique, aux Etats-Unis, et même si New York est une ville incroyable, je ne retrouve pas cette sensation d’immensité dans les paysages, sur la côte Est. Je ne suis réellement heureuse que dans les montagnes avec les chevaux.

www.claireeliza.com

Damania et Sinan, Benahavís, Espagne

Damiana et ses demoiselles d’honneur

 


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